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Stupéfiants : une lutte qui semble sans fin

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) a présenté son rapport annuel sur l’état du phénomène de la drogue en Europe au siège de l’agence de l’Union européenne sur les drogues à Lisbonne le 10 novembre dernier.

Ce rapport dresse un bilan des évolutions de la consommation, des méthodes de trafic et des incidences sur la santé de la cocaïne, des amphétamines et de l’ecstasy, du cannabis et de nouvelles drogues.Ainsi, on y apprend que les méthodes de trafic de la cocaïne sont de plus en plus performantes grâce à des techniques de dissimulations inventives et l’installation de laboratoires d’extraction secondaire dans l’Union européenne (25 de ces laboratoires ont été découverts en 2008 en Espagne). La consommation de cocaïne est banalisée et on constate de plus en plus de décès liés à la consommation de ce produit. Les rapporteurs soulignent que les pays européens ne contrôlent pas suffisamment le marché des produits servant à « couper » la cocaïne (les « adultérants » comme le lévamisole qui peut avoir des effets néfastes sur la santé).

La consommation d’amphétamine et d’ecstasy semble rester globalement stable et ce sont des pays du nord de l’Europe qui sont essentiellement concernés. De même, les méthamphétamine sont encore localisées essentiellement dans deux pays d’Europe de l’Est mais le marché tant à s’étendre.

Le cannabis gagne également du terrain (un adulte sur cinq en a consommé une fois dans sa vie en Europe) notamment dans les pays d’Europe orientale : République Tchèque, Slovaquie et Estonie sont les nouveaux marchés en plein essor, contrairement à la Roumanie qui semble encore échapper au fléau de la consommation de la drogue en général. En ce qui concerne le cannabis, le directeur de l’OEDT, Monsieur Götz souligne que la production artisanale de cette drogue ne correspond pas à la réalité. Il relève que c’est une source de profits importants pour le crime organisé qui engendre « augmentation de la violence et de la criminalité au sein des communautés urbaines ».

En 2009, ce sont 24 nouvelles substances psychoactives qui ont été signalées : les cathinones de synthèse et les « spice » se développent à vitesse grand V.

Et nouvelles technologies obliges : la vente en ligne de « legal highs » et champignons hallucinogènes est en pleine expansion également.

L’éradication de la toxicomanie est encore loin d’être atteinte et les Etats vont devoir adapter rapidement les moyens qu’ils mettent en oeuvre pour lutter efficacement contre le trafic.

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