Traite des êtres humains

Selon l’ONU, le trafic d’êtres humains serait la troisième plus grande entreprise criminelle avec des profits évalués à 36 milliards de dollars en 2007. Ce trafic recouvre plusieurs formes de criminalité : le trafic pour prostitution, pour main d’oeuvre à bas prix mais également pour les organes ou les nouveau-nés.

Dans tous les cas, c’est à la dignité humaine qu’il est porté atteinte. Les organisations internationales telles que l’ONU ou le Conseil de l’Europe se sont les premières saisies de la lutte contre la traite des êtres humains.

Le Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) qui est chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains par les Etats parties évalue la France cette année.

Le dossier de l’AJ pénal du mois d’avril est consacré à la traite des êtres humains : après une présentation de cette forme de criminalité et de son évolution, les dispositions juridiques internes incriminant le trafic pour prostitution et l’esclavage moderne sont tour à tour évoquées. Le dossier  propose également un article présentant l’OCRTEH, l’entité spécialisée de la police pour enquêter sur le trafic pour prostitution et un article relatif à l’action des associations qui est déterminante pour les victimes mais également pour la sensibilisation des autorités nationales. Le dernier article du dossier est consacré à l’action du GRETA : il est en accès libre jusqu’au 9 mai sur le site dalloz-revues.

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