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Violences domestiques : où sont les hommes ?

Le Conseil de l’Europe a annoncé, le 5 mai 2015, la création d’un Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO).

Ce groupe de dix experts a été élu par les quinze premiers pays ayant ratifié la Convention sur la prévention et la lutte contre cette violence (Convention d’Istambul du 11 mai 2011, entrée en vigueur le 1er août 2014 et actuellement ratifiée par 18 Etats dont la France où la convention est entrée en vigueur le 1er novembre 2014).

Ces dix experts, élus pour quatre ans sont :

Feride Acar (de nationalité turque),

Biljana Brankovic (de nationalité serbe),

Francoise Brié (de nationalité française),

Helena Maria Carvallho Martins Leitao (de nationalité portugaise),

Gemma Gallego (de nationalité espagnole),

Simona Lanzoni (de nationalité italienne),

Rosa Logar (de nationalité autrichienne),

Iris Luarasi (de nationalité albanaise),

Marceline Naudi (de nationalité maltaise),

Vesna Ratkovic (de nationalité monténégrine).

Autrement dit ce groupe d’experts est composé uniquement de femmes.

Pour quelle raison n’y-a-t-il aucun homme ?

Pourtant le règlement présentant les règles de procédure d’élections des membres de ce comité n’exclut pas les hommes.

L’article 2 de ce règlement précise simplement que : Les membres du GREVIO sont choisis parmi des personnalités de haute moralité connues pour leur compétence en matière de droits de la personne humaine, d’égalité entre les femmes et les hommes, de violence à l’égard des femmes et de violence domestique, d’assistance et de protection des victimes, ou ayant une expérience professionnelle reconnue dans les domaines couverts par la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (STCE n° 210, ci-après dénommée la « Convention »).

Sans remettre en cause les qualités des élues on peut se poser la question de cette « unisexualité » sur ce thème de société. Cette formation uniquement féminine risque-t-elle de diminuer la légitimité ce groupe ?

Et, finalement, où sont les hommes experts de la lutte contre ces violences ?

E. Allain

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